Actuellement, en France, une femme enceinte qui accouche en prison peut garder son enfant auprès d'elle jusqu'à l'âge de 18 mois, tel que le prévoit le Code de procédure pénale. L'on s'en doute, vivre sa grossesse et élever son bébé en prison n'est pas chose aisée même si des aménagements sont prévus pour les détenues qui vivent cette situation.
Pour la toute première fois, des chercheurs se sont penchés sur les enfants nés en prison. Conclusion : ces enfants sont vulnérables et nécessitent des soins de santé spécifiques.
Premièrement, la plupart des bébés qui naissent en prison sont prématurés. La proportion des bébés nés avant 37 semaines de grossesse est de 20%, un taux très élevé par rapport à l'ensemble des naissances "normales" ! Ceci s'explique par l'environnement de la prison : les femmes développent souvent des infections, elles ont de mauvaises habitudes, elles fument ou consomment des drogues. Mais aussi, les grossesses sont rarement prises en charge comme il le faudrait !
Les enfants nés derrière les barreaux restent souvent dans l'enceinte de la prison. Malgré la proximité de leurs mères, les mères arrêtent très tôt l'allaitement au sein. De ce fait, les nourrissons sont plus sensibles aux allergies, et moins bien protégés des risques d'intoxication. Aussi, 14% des enfants qui vivent en prison ne sont pas vaccinés et ceux-ci, courent de gros risques !
Des efforts sont aujourd'hui fait pour que l'assistance préventive et thérapeutique en prison prenne une tournure positive. On ne peut pourtant pas s'empêcher de penser que la vie de ces petits bouts commence d'une bien drôle de façon !